L'idée de base, comme dans la méthode
SADT, est que tout modèle peut être exprimé sous forme de phrases en
langage naturel. Ces phrases complexes peuvent être décomposées en
phrases plus simples, elles-même représentables dans le formalisme du
modèle relationnel binaire.
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NIAM
distingue trois niveaux dans l'analyse, le niveau conceptuel, le niveau
fonctionnel et le niveau physique. Le niveau conceptuel est celui des
concepts ou objets et des idées. Il s'appuie sur le modèle relationnel
binaire. Le niveau fonctionnel est celui des vues possibles du niveau
conceptuel pour réaliser une fonction (au sens d'opération). Le niveau
physique est celui de la mise en œuvre du modèle sur un support
physique.
1. Dénomination :
Méthode NIAM
(Nijssen Information Analysis Method)
2. Définition :
Cette méthode permet de construire un schéma conceptuel de base de données. Elle utilise un modèle relationnel dit "binaire".
Le principe de la méthode se résume ainsi : "exprimer ce que l'on veut dire à l'aide de phrases simples, c'est-à-dire indécomposables sans perte d'information". Souvenons-nous de nos premières rédactions et du conseil de nos enseignants du primaire : lorsqu'on n'arrive pas à exprimer ses idées par des phrases dont... on n'arrive pas à terminer la rédaction, la meilleure solution c'est de faire un ensemble de phrases de la forme : sujet, verbe, complément. C'est ce que l'on fait avec NIAM.
3. Historique :
La méthode IA (Information Analysis) a été mise au point au milieu des années 70 par GM Nijssen, d'où le nom de NIAM (Nijssen Information Analysis Method) qui lui est également donnée [Nijssen 1977]. Il était ingénieur chez Control Data Europe.
4. De quoi s’agit-il ?
Les ingrédients de base sont fournis sous forme d'un texte qu'il s'agit d'abord de récrire sous forme de phrases élémentaires. Les concepts essentiels sont extraits de ces phrases élémentaires et représentés graphiquement. Le formalisme graphique repose sur des notions d'ensembles, de contraintes ensemblistes, ...
Un schéma élémentaire NIAM est constitué de concepts appelés NOLOTs (NOn Lexical Object Type), d'attributs LOTs (Lexical Object Type), de relations entre NOLOTs appelées Idées et de relations entre NOLOTs et LOTs appelées Ponts de dénomination.
5. Utilisation :
La méthode et le formalisme NIAM peuvent être utilisés dans différentes matières d'enseignement. Des entreprises l'utilisent pour rédiger des brochures techniques.
6. Autres outils :
- Diagramme UML en informatique.
- Diagramme flux de données.
- Modèle entité-association
7. Principe de fonctionnement :
- La première phase consiste à exprimer par des phrases simples l'aspect statique du logiciel. Par exemple : Milou est le chien de Tintin.
- La deuxième phase décompose cette phrase en pont de dénomination et en idée. Dans notre exemple nous avons deux ponts de dénomination :
Milou est un nom de chien
Tintin est un nom de personne
et une idée : un chien a un propriétaire.
- La troisième phase consiste à déterminer les contraintes d'unicités et de totalité. Un chien a-t-il un seul propriétaire ? Tout chien a-t-il un propriétaire ? Puis à ajouter les contraintes ensemblistes comme celles exprimant que "tout étudiant représentant un groupe est membre du groupe auquel il appartient" ou "on ne peut être juge et partie" etc.
Exemple : Patient traité dans un hospital.
NIAM permet de représenter de façon graphique la cardinalité de chaque liaison binaire. Dans le sens A B une liaison de cardinalité (0,1) (cardinalité minimale 0 et maximale 1) est représentée par une flèche double au dessus du libellé de la liaison (par exemple la liaison est hospitalisé dans).
- Si la liaison est de cardinalité (1,1), le signe "V" est placé entre le cercle du concept A et le rectangle descriptif de la liaison. (ex: la liaison entre PERSONNE et LOCALITE doit être interprétée comme toute personne est née dans une et une seule localité. Une localité est le lieu de naissance de 0 à N personnes).
- Une liaison de type N : M (cardinalité (0,N) dans chaque sens) est représentée par une double flèche couvrant les libellés des deux liaisons (exemple de la liaison PATIENT -- MEDICAMENT).
- Les liaisons de type est_un entre concept sont représentées par une simple flèche, comme la flèche entre PATIENT et PERSONNE.
8. Forces/faiblesses de l’outil :
Cette méthode s’intéresse aux aspects structurels et informationnels. Les limites de cette approche sont :
- elle n'intègre pas les aspects dynamiques, le modèle étant par définition statique
- les conditions de déclenchement, l'ordonnancement dans le temps des contraintes opératoires sont difficilement représentables.
NIAM offre donc un modèle de données mais ne permet pas de modéliser les fonctions d'un système d'information (composante comportementale).
9. Temps/difficulté d’apprentissage :
Cette méthode s'assimile assez facilement et rapidement.
10. Autres remarques :
11. Références ayant contribué à l’élaboration de la fiche :
wikipédia
http://www.cybermed.jussieu.fr/Broussais/InforMed/LIVRES/TraitInfo/Fic/Chapitre3/Chap3.html
www.mec.utt.ro/~draghici/draghupb98.pdf
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